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Historique temporel

Il était une fois… L’histoire d’un groupe de presse en Polynésie française. Née 20 siècles après JC, elle est aujourd’hui, intimement liée à l’Histoire de la Polynésie.

Immolation moine tibetain« De la bicyclette à l’atome ». Peu de temps avant d’entamer le tour du CEP, « Course Expérimentale Polynésienne », où la bombe A a balayé la Ford T, un homme, dans ce futur Pays d’Outre-mer, Philippe Mazellier, décide de créer un troisième quotidien, La Dépêche de Tahiti, à côté des Nouvelles de Tahiti, née en 1957, et du Journal de Tahiti, les 2 quotidiens de la place, au début des 60’s.

1963 : un bonze s’immole par le feu à Saïgon ; 2008 : la Chine « nettoie au Kärcher » les moines du Tibet. Les Jeux Olympiques n’ont pas fini de conquérir le monde, les droits de l’Homme non plus.

L’Histoire se répète, l’image s’impose

Mais le « pouvoir de l’image », ce « pouvoir » de la presse, quatrième dans les institutions américaines et « fantôme » dans notre constitution française, s’installe, ici, à Tahiti, peu de temps avant la grande muette et ses expérimentations, au fin fond des Tuamotu.

La Dépêche de Tahiti expérimente également. Pour une presse « libre et indépendante ». Mais surtout moderne. L’équipe de journalistes, dès le départ, joue à fond la carte de l’actualité et collectionne les scoops qui assoient la crédibilité du journal face à ses deux concurrents. Et laisse une grande place à la photo : ainsi, en 1964, le naufrage du Temanihi Tepa est un scoop La Dépêche, relayé dans le monde entier. Autre grande force de La Dépêche : la distribution. Dès 1964, le quotidien comprend que pour réussir, il doit livrer les points de vente plus tôt que ses concurrents. A l’époque, seule La Dépêche de Tahiti parvient à  livrer la presqu’île avant l’heure du truck, qui le matin emmène de nombreuses personnes vers la ville.
Résultat : entre 1964 et 1980, La Dépêche de Tahiti ne cesse de gagner des parts de marché. Le quotidien devient vite le 1er journal des Polynésiens. Il le restera.

L’atome se déstructure, la presse se structure

En 1980, Le Journal de Tahiti fusionne avec La Dépêche de Tahiti.
Au début des années 80, le quotidien investit dans une nouvelle rotative Goss, à cette époque, la plus puissante du Pacifique sud. Cet investissement fait la fierté de La Dépêche de Tahiti ; il assoit définitivement la suprématie du titre sur ses concurrents.
En juin 1984, l’élection de Miss Tahiti fournit la première occasion de proposer de la photo couleur aux lecteurs. Hinarii Killian est ainsi la première miss en couleur de Polynésie.
En 1988, nouvelle étape : La Dépêche de Tahiti rejoint le Groupe Hersant Média (à l’époque France-Antilles), un groupe de presse  appartenant à la famille Hersant, magnat de la presse d’après-guerre, capitaine d’entreprise et député de la Ve République.
Quelques temps plus tard, le groupe rachète aussi Les Nouvelles de Tahiti. Les quotidiens de Polynésie font alors l’objet d’investissements massifs. Ils entrent de plain pied dans l’ère de l’informatique – Les Nouvelles est un des tout premier quotidien de France, en 1987, a être entièrement monté sur PC. Et beaucoup de choses s’accélèrent.

Le lecteur en a rêvé, le groupe le fait

Une Dépêche de 1975A partir du socle puissant que constitue La Dépêche de Tahiti, le groupe lance de nombreux produits de presse. Ces derniers répondent aux attentes croissantes d’une population soucieuse de s’informer et dont le niveau de vie ne cesse d’augmenter.

En 1991, est lancé Tiki Mag, (toujours) premier hebdomadaire TV du fenua. Il accompagnera les téléphages que nous sommes devenus. En 1994, NRJ Tahiti inonde les ondes polynésiennes. Elle guidera les auditeurs que nous avons toujours été. La même année, le Seigneur connaît la concurrence : La Dépêche Dimanche, quotidien dominical, sort des rotatives de la Fautaua.
A partir de 1999, un département Magazines est créé et produit Fenua’Orama, le premier mensuel destiné aux femmes de Polynésie, Fenua Economie, le premier annuel destiné aux acteurs économiques de Polynésie, Trouvtou le premier guide destiné à tous, résidents et touristes de Polynésie. En 2003, c’est  Maisons du Fenua, le premier magazine sur l’art de vivre en Polynésie qui ouvre ses portes au bon goût du Pacifique, Les Nouvelles de Tahiti gagnent leurs galons de quotidien du monde politico-économique ; les cerveaux du groupe ne manquent pas d’énergie nucléide.

Le nucléaire se tait, la démocratie gronde

6 septembre 1995, les derniers essais nucléaires font trembler les atolls à nouveau, après une pause. 23 mai 2004, le dernier essai institutionnel présidentiel fait trembler la sphère (politique), pour la première fois : les armes (de la paix ?) se sont tues, la voix du peuple a parlé. Sa presse devait suivre et rendre compte de sa parole. Dans l’ère du temps, le groupe et ses dirigeants, ont su rafraîchir son air. Couleurs, autonomie, Lecteurs, indépendance : le Groupe Hersant Media a fait sa révolution culturelle et économique. Et ce n’est pas fini ! Avec V.I.P. Tahiti; l’aventure de l’information et du divertissement ne fait que commencer…
Désormais, chacun de nous, lecteur et/ou auditeur (mobile) de Polynésie et du Monde, et bientôt internautes du monde entier, dispose d’une information, riche, pluraliste, autonome ET indépendante, quelque soit la rédaction, à l’écoute d’un peuple, celui de Polynésie. Le métier d’un groupe de presse est de (rap)-porter sa voix. A l’heure du village global et sa toile, les chants du Pacifique n’ont pas fini d’enchanter la planète. Normal, Tahiti ET SES ÎLES RESTERONT un paradis terrestre. Sur un fenua démocratique.

Paroles d’hommes et de femmes. De Presse.

Quelques chiffres clefs en 2006 

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